Vivre en harmonie avec son corps

La névralgie pudendale

Que peut apporter l’ostéopathie lors d’une névralgie pudendale ?

 

La névralgie pudendale touche près de 3 % de la population, avec une légère prédominance chez les femmes.

 Cette névralgie se déclare dans la majorité des cas entre 30 et 60 ans.

 

 

Qu’est-ce que la névralgie pudendale ?

 

C’est une inflammation du nerf pudendal (anciennement le nerf « honteux »), provoquant bien souvent des douleurs parfois insupportables à différents niveaux du bassin.

Mais qu’est-ce qu’une névralgie ? La névralgie est en fait une irritation d’un nerf qui va provoquer une douleur sur son « territoire ».

Par exemple, la sciatique est une névralgie du nerf sciatique ; dans ce cas, la douleur est dans la fesse, et peut aller dans la cuisse, le mollet, le pied, selon des zones qui correspondent au « territoire » du nerf sciatique.

 

 

Comment se manifeste cette névralgie ?

 

La douleur est le principal symptôme de la névralgie pudendale

Les personnes touchées par la névralgie pudendale ressentent des douleurs intenses, sortes de brûlures ou décharges électriques. Il est très fréquent que ces douleurs soient insupportables pour les patients atteints. Ces douleurs sont parfois localisées au niveau du clitoris ou du pénis, avec parfois une sensation de corps étranger dans le rectum.

Les gens souffrant d’une névralgie pudendale préfèrent souvent rester debout pour soulager la sensation de douleur. En effet, ces douleurs apparaissent souvent dans la journée, et s’intensifient en position assise.

 

 

Diagnostiquer la névralgie pudendale

 

Le nerf pudendal atteint différentes zones intimes du corps comme le périnée, les organes génitaux, l’anus, les voies urinaires et le rectum.

La névralgie pudendale est souvent confondue avec des troubles gynécologiques chez la femme, ou urologiques chez l’homme. Les erreurs de diagnostic sont donc fréquentes. D’où l’importance d’un bon diagnostic, afin de traiter au plus vite cette affection car cette névralgie affecte particulièrement la vie sociale, et sexuelle de celui ou celle qui la subit. Les répercussions psychologiques sont aussi courantes.

Si le nerf pudendal était auparavant appelé le nerf honteux, c’est qu’il concerne une partie de notre anatomie intime ; à ce titre, nous pouvons avoir des réticences à en parler, entre nous mais également à notre médecin.

Beaucoup de personnes attendent ainsi plusieurs mois, voire même des années, avant d’obtenir le bon diagnostic.

 

Si vous êtes atteint d’une névralgie pudendale vous pouvez contacter les associations de malades qui pourront vous conseiller, vous soutenir et vous aider dans vos démarches.

 

 

Traiter la névralgie pudendale

 

En cas de crise aiguë, un traitement antalgique peut vous permettre dans un premier temps de calmer les douleurs. Plusieurs axes thérapeutiques existent pour vous en débarrasser.

 

Les infiltrations

Des infiltrations sont très souvent envisagées en première intention et peuvent vous soulager. Mais elles ne peuvent être répétées plus de deux ou trois fois sous peine d’altérer les tissus entourant le nerf.

 

La chirurgie

Si les infiltrations sont sans succès, la chirurgie peut être évoquée. Certains chirurgiens pratiquent encore la section de ligaments à l’origine de l’inflammation dans la zone du nerf pudendal. Problème : cette intervention a un taux de succès relativement modeste (35 %) et provoque souvent des séquelles à court ou moyen terme. Depuis 2009, une nouvelle technique a été mise en place : la technique dite du ballonnet.

Celle-ci consiste à introduire sous anesthésie générale un ballonnet dans la zone du nerf. Le gonflement du ballonnet permet ensuite de libérer le nerf, afin qu’il retrouve son fonctionnement normal. Cette nouvelle technique permet d’obtenir 90 % d’amélioration et les patients n’ont généralement pas de séquelle suite à l’opération.

Cette technique n’est pas généralisée et n’est donc pas proposée dans toute la France. Vous pouvez par contre contacter la Clinique Chirurgicale de Martigues, où elle a été mise en place.

 

 

 

L’ostéopathie pour mettre fin à la névralgie pudendale

 

La névralgie pudendale est souvent de causes multifactorielles.

 

L'ostéopathie propose un traitement permettant de traiter chaque cause de cette pathologie :

  • Par des techniques douces et non invasives, l'ostéopathe va s’attacher à repérer et relâcher toute les tensions pouvant perturber le nerf pudendal, en particulier le muscle piriforme, l’obturateur interne, le ligament sacro épineux, les articulations sacro-iliaques et d’une manière générale la dynamique du petit bassin (zone entre les ischions).

 

  • Ensuite, il lèvera toutes les tensions à distance dans l'organisme pouvant avoir un impact de tensions sur le bassin et en particulier sur la mise en place de l'inflammation du nerf pudendal.

 

 

L'ostéopathe aura donc une action sur :

 

  • Le système articulaire : un manque de mobilité des articulations au niveau des membres inférieurs peut avoir un impact sur l'équilibre du bassin
  • La sphère viscérale : des tensions internes du système de soutien neuro-aponévrotique des viscères peuvent avoir des impacts au niveau du petit bassin
  • L'axe cranio-sacré : un blocage sur cet axe de fonctionnement peut provoquer un manque de mobilité du sacrum
  • L'action du psychique sur le corps : des tensions d'ordre psychique induisant des tensions d'ordre somato-émotionnelles peuvent créer un dérèglement de la sphère pelvienne.

Il sera aussi intéressant de mettre en place une investigation de l'équilibre alimentaire du patient pour objectiver d'éventuels troubles de réabsorption intestinaux ainsi qu'une acidité organique pouvant être un des facteurs responsable de l'inflammation.

 

Généralement, il faut de 2 à 3 séances pour résoudre le problème.

 

 

Quelques conseils en cas de névralgie pudendale

 

Évitez de faire du vélo car la selle peut renforcer la compression de la zone et accroître les douleurs. Il n’est pas étonnant que de nombreux cyclistes soient victimes de cette pathologie.

En position assise, le nerf se retrouve davantage comprimé ; optez pour des coussins ou bouée conçus pour éviter toute compression à ce niveau.

 

 

Pour finir, n’hésitez pas à consulter votre médecin si les symptômes deviennent trop importants ; les pathologies dans cette région de votre corps sont nombreuses, alors n’attendez pas.